SE FAIRE PURIFIER PAR LES ERREURS COMMISES

 

Si on n’acquiert pas la capacité d’apprendre à travers nos erreurs, on est condamnés à les répéter toujours. Nous devons apprendre à reconnaître nos erreurs parce que, en faisant ainsi, elles nous purifient, nous libèrent, nous mûrissent.  Elles nous obligent à regarder au-dedans de nous-mêmes, à nous mettre face à nous-mêmes et à démasquer nos parties malades, névrotiques, mauvaises. La fausse conscience de nous-mêmes doit mourir pour que nous puissions  nous ouvrir véritablement à la vie, à l’autre, aux autres, parce que ce processus de démasquement n’est pas possible, il  n’est pas donné  à nos seules et uniques forces personnelles, mais il implique l’aide de l’autre, d’un tu qui interpelle.

VOEUX en BEAUTE’ et VERITE’

Mon défi, dans cette dernière partie de mon existence terrestre, est celui de semer des indications utiles à poursuivre le voyage personnel de conscience spirituelle dans un monde comme l’actuel, si complexe et globalisé, dominé par la consommation, par l’égoïsme, et surtout par l’absence d’éthique. Mon vœu pour ce Noël est celui de chercher dans chaque chose que nous faisons son intime beauté et bonté, son inhérente  harmonie, convaincu, comme vous le savez, que le monde où nous vivons, au fond soit bon, et qu’il n’a pas été crée pour être violenté, ni la société pour être injuste. J’appartiens à une génération prête à payer de sa peau pour les idées dont elle croyait, et je continue à respecter uniquement ces personnes qui disent ce qu’elles pensent comme elles font ce qu’elles disent. Témoins dans la vérité, coûte que coûte. Meilleurs vœux.

CENTRE PROFOND DE L’EXISTER

 

Surtout, c’est uniquement lorsqu’on est centré sur le sens profond de sa propre existence, ou mieux encore, seulement lorsque ce sens profond et personnel détermine sa propre identité, nous pouvons avancer même dans des forêts obscures, comme dans les prairies ensoleillées. Nous pouvons affronter les dangers, les risques, les ennemis. Parce que le sens a sa propre vie ne le donnent  pas l’obscurité ou la lumière des évènements, les amis ou les ennemis, mais le comment sont-ils vécus. Certainement, les imprévus de la vie, les pertes subies, la fin non voulue d’une relation affective importante, les trahisons, la mort de personnes aimées, les maladies, les faillites, les adversités mettent durement à l’épreuve notre identité ; souvent provoquent sa crise, parfois la cassent, mais toujours, si in on est allé vers la recherche du sens profond da sa propre existence, on reprend à vivre.

AMOUR D’INTERNET

 

A mon avis, une personne qui veut s’acheminer vers un parcours spirituel, il vaut mieux qu’elle l’entreprend toute seule ou avec un maître dans la spiritualité, mais pas dans une relation de couple, même si, après une certaine période, devenue expérimentée dans le voyage spirituel, entrer dans une relation de couple devient un lieu privilégié, où avec l’autre, qui est lui aussi dans un parcours de croissance, on peut atteindre des niveaux toujours plus élevés de conscience, qui deviennent la vraie raison pour continuer le couple, et, au contraire, en cas de dissolution, la fin du rapport même. C’est cela que j’appelle rapport d’amour. C’est de la Théorie ?  Je ne le crois pas, surtout maintenant, dans ce monde globalisé et internetté, il peut devenir une vraie nouvelle voie d’amour.

A mon avis, une personne qui veut s’acheminer vers un parcours spirituel, il vaut mieux qu’elle l’entreprend toute seule ou avec un maître dans la spiritualité, mais pas dans une relation de couple, même si, après une certaine période, devenue expérimentée dans le voyage spirituel, entrer dans une relation de couple devient un lieu privilégié, où avec l’autre, qui est lui aussi dans un parcours de croissance, on peut atteindre des niveaux toujours plus élevés de conscience, qui deviennent la vraie raison pour continuer le couple, et, au contraire, en cas de dissolution, la fin du rapport même. C’est cela que j’appelle rapport d’amour. C’est de la Théorie ?  Je ne le crois pas, surtout maintenant, dans ce monde globalisé et internetté, il peut devenir une vraie nouvelle voie d’amour.

NOUS VOULONS UNE EGLISE PAUVRE

 

Nous avons besoin d’une église pas tant dans sa dimension rituelle, mais dans sa dimension humanitaire. Une église qui soit préoccupée de la perte de Dieu dans l’histoire actuelle de l’humanité, qui lutte contre le mal de l’injustice et pour la justice sociale. L’église comme telle, doit se déposséder du désir de possession et de domination pour entrer dans la logique de la gratuité, du partage, elle doit devenir pauvre si elle veut vraiment parler aux hommes d’aujourd’hui. Comme j’ai toujours écrit si la recherche n’est pas réelle, elle perde sa vitalité, elle meurt. Elle n’est pas crédible. Le problème, et c’est ce  que je cherche à témoigner continuellement, ce n’est pas prêcher la spiritualité sans la vivre dans la pratique, mais vivre la spiritualité à travers la pratique pénible du vivre quotidien dans un monde globalisé, sans règles, ou des masses d’êtres humains toujours plus nombreuses sont privées des droits élémentaires et du travail. Le défi est celui de trouver une nouvelle spiritualité, qui sache parler droit au cœur, sans compromissions.

QUI N’ECOUTE PAS MEURT EN SOI

 

Celui qui sait se souvenir est celui qui sait écouter son propre passé. Revenir au passé, non pas pour y rester emprisonnés, mais pour le surmonter, pour ne plus faire les mêmes erreurs, après l’avoir interprété et lui avoir donné un sens. Comme je le dis toujours, tenez le passé à côté de vous et jamais devant vous, parce que il pourrait vous paralyser. C’est une caractéristique des inconscients, des superficiels, des violents, de pas penser à leur passé, de ne pas se rappeler qui ils sont, parce qu’ils veulent rester tels qu’ils sont. L’erreur plus grave que nous pouvons faire est de ne pas vouloir nous connaître dans nos côtés les plus négatifs.  Le mal provient d’une image trompeuse que nous nous faisons de nous-mêmes. Le mal est une perception déformée de soi même et de la réalité.

LA FIN D’UN MONDE

Je lis vos commentaires et je suis bien d’accord avec vous….mais l’impression est que la réalité qui nous entoure a déjà changé….j’entends, surtout, celle des jeunes qui sont la réalité d’aujourd’hui…..ceux qui comme moi se trouvent, justement sur la voie du déclin.…Bien, ma nette sensation est que la société de consommation a diffusé de façon subliminale, silencieusement, imperceptiblement, mais avec une force inouïe, une vision de l’être humain comme objet de consommation. Objet de consommation évalué sur la base du degré de plaisir qu’il donne, et au moindre coût ou au juste coût, mais surtout sans risques ni complications. Donc dans le nouveau monde il n’y a plus de place pour la personne, unique et sans pareille, avec tout son armement de valeurs……

CLICK POUR EFFACER L’AMOUR

Comme vous le savez, actuellement j’écris mon nouveau livre sur l’amour qui sortira en librairie l’année prochaine, toujours pour les Editions Paoline et, en approfondissant la question, je m’aperçois que tout est en train de changer.    Par exemple, le mariage conçu comme vivre ensemble pour toujours, me semble disparu, et tout bonnement en dehors du temps, comme quelque chose de l’autre siècle …..le vivre ensemble n’est plus pour toujours, et pas avec une seule personne, mais il est devenu un moyen très flexible de vivre des émotions,  si possible sans complications, ou chacun sait dès le début qu’il peut partir quand il veut et que la porte est toujours ouverte à des nouvelles connaissances, à des nouvelles rencontres. Ne croyez vous pas qu’il y a beaucoup de Facebook dans cela ?……où il suffit d’un click pour effacer une amitié ?

SECURITE’ DU MOI

Le moi tient à la sécurité, à la tranquillité, à la stabilité, tandis que au contraire, la réalité est infiniment intense et étendue et change continuellement. Une fois qu’on a décidé de vivre et de ne pas se faire vivre, alors c’est enthousiasmant de pouvoir se modifier soi même, de reconnaître ses propres attitudes négatives, de les déstructurer et les réorganiser d’une nouvelle façon, naturelle, adhérents à son propre ressentir le plus profond.   Si on devrait vraiment croire qu’on ne peut pas changer, alors la vie perdrait toute signification. Nous serions destinés à rester ce que nous sommes pour tout le reste de notre existence. A ce propos, beaucoup disent qu’ils veulent changer, mais il y en a peu qui le veulent vraiment. Le changement doit être profond. Plus intérieur qu’extérieur.

LIES A NOTRE MONDE INTERIEUR

Si nous ne sommes pas en contact avec notre monde intérieur il est difficile de vivre vraiment et pleinement la réalité quotidienne. Le moi essaye d’user uniquement des parties de notre être, ou seulement la tête ou uniquement le corps, mais ce faisant on obtient des quantités réduites d’informations et de perceptions du réel qui tendent à nous faire vivre de façon abstraite,  illusoire, et non pas réelle. Il faut apprendre à vivre bien enracinés en soi même, dans ses propres sensations profondes, dans son propre cœur, comme je le dis, là ou se trouve notre partie éternelle, spirituelle, afin de comprendre jusqu’au fin fond des choses ce qui nous arrive, instant par instant. Sans risquer de nous perdre.